41b. Fontenay-Trésigny

Résumé ] 1. Introduction ] 2. Fuseaux horaires ] 3. Heure d'été ] 4. Mouvement lune soleil ] 5. Eclairage de la lune ] 6. Lune sous l'horizon ] 7. Soleil sous l'horizon ] 8. Photométrie ] 9. Lune et soleil sous l'horizon ] 10. Pic ovni ] 11. La technologie des plasmas ] 11b. Modèle théorique ] 11c. Plasmas pulsés ] 12. Ballons dirigeables ] 13. Le debunking ] 14. Sélection des cas ] 15. Pré-étude ] 16. Année 1946 ] 17. Année 1954 ] 18-24. Années 1967 à 1989 ] 25. Le 5 novembre 1990 ] 26-35. Années 1991 à 1997 ] 36. Août 1998 ] 37. Synthèse vagues d'ovnis ] 38. Col de Vence ] 39. Cuincy ] 40. Dommages physiques ] 41. Skytracers ] [ 41b. Fontenay-Trésigny ] 42. Cas d'enlèvement ] 42b. Haravilliers ] 43. Rencontres dans le ciel ] 43b. Crash du Vol TWA 800 ] 44. Lune et soleil impliqués ] 45. Cas connus ] 46. Statistiques ] 47. Cas éliminés ] 48. Poursuite de la recherche ] 49. Autres études ] 50. Conclusion ]

o v n i s  :   l ' a r m é e   d é m a s q u é e

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L’affaire de Fontenay-Trésigny (1997-1999)

Nous nous étendrons assez largement sur l’analyse qualitative des données de cette affaire, car il est très intéressant de constater que les habituelles rencontres d’ovnis imitant un skytracer, dont nous avons de bonnes raisons de penser qu’elles sont le fruit d’une supercherie d’origine militaire, débouchent ici sur une rencontre rapprochée du 4ème type (RR4 ou " enlèvement " par des extraterrestres). Nous avions jusqu’à présent tendance à penser que, ces RR4 étant si nombreuses (plus d’un millier ayant fait l’objet d’une enquête aux Etats-Unis), il semblait déraisonnable de les attribuer à une organisation humaine. Pour la même raison, nous avions d’abord hésité à envisager que l’armée américaine ait pu mutiler plus de 10 000 têtes de bétail dans son propre pays (voir première partie § 6). Voici pourtant qu’une possible origine militaire des RR4 revient sur le devant de la scène, dans cette affaire de Fontenay-Trésigny. Rappelons qu’il y a plusieurs années de cela, le chercheur Jean-Pierre Petit qui travaillait sur l’affaire Ummo, dont on soupçonne aujourd’hui qu’elle fut montée par le KGB (voir première partie § 4), avait déjà fait l’objet d’une RR4 avec " implant " qui ressemblait fort à une opération des services secrets russes.

L’affaire de Fontenay-Trésigny étant relativement complexe, nous conseillons au lecteur de se référer régulièrement à la fig. 41-b qui indique le lien entre tous les témoins. Notons que tous les noms mentionnés dans cette affaire sont des pseudonymes.

Fig. 41-b
                                                            

La Houssaye-en-Brie (Seine-et-Marne), 5 juin 1997

A 4 km au nord de Fontenay-Trésigny. 2 témoins dans une voiture à l’arrêt : Michel et surtout Nathalie que nous retrouverons par la suite. Ce cas d’ovni se déroule dans un contexte social particulier, alors qu’environ 300 grévistes campent sous la tente devant leur lieu de travail. Les 2 témoins sont de garde ce soir-là. Ils sont paralysés durant l’observation et ne peuvent réveiller leurs collègues grévistes qui semblent être tous endormis, puisque aucun ne pourra par la suite témoigner de l’apparition.

Ce contexte évoque le fameux test d’armes à micro-ondes effectué en 1984 sur des manifestants pacifistes, devant la base de l’US Air Force de Greenham en Angleterre. Plutôt que d’une paralysie temporaire, il s’agit en fait d’akinésie, c’est-à-dire que le cerveau ne parvient plus à donner des ordres aux muscles via le système nerveux (sauf pour les yeux), tandis que ces muscles fonctionnent toujours et maintiennent la position du corps [JV90a p. 150]. Cette akinésie peut être provoquée par une arme à micro-ondes comme ce fut le cas à Greenham.

Les témoins partent se coucher au bout de 2 heures après que l’akinésie a cessé, alors que le phénomène est toujours présent et sans avertir les autres, ce qui semble être un comportement induit contre leur volonté.

Fontenay-Trésigny (Seine-et-Marne), 15-16 ou 17-18 juin 1997

6 témoins habitant Fontenay-Trésigny : Nathalie & Gilles, Céline & Karl et Caroline & Dominique. Même ovni qu’à La Houssaye-en-Brie. Nathalie est effrayée et imagine que l’ovni est revenu la chercher. Elle fait des cauchemars dans lesquels on retrouve certains détails mentionnés par le fils de Corinne, une collègue de travail et amie de Nathalie. Cet enfant de 7 ans affirme avoir été " visité " dans sa chambre 2 ans auparavant (voir ci-dessous).

Fontenay-Trésigny (Seine-et-Marne), 24 juin 1997

Les témoins de ce soir-là, Sylvie & Joël et un enfant, observent un ovni balayant le toit de la maison voisine de la leur qui n’est autre que celle où habitent Corinne, son fils, son frère et ses parents. Aucun faisceau venant du sol.

Fontenay-Trésigny (Seine-et-Marne), 8 novembre 1997

Ce soir-là, Nathalie pressent qu’il va se passer quelque chose d’important, et elle prépare son caméscope pour pouvoir filmer l’ovni. Elle tombe de sommeil et s’endort sur le canapé du salon. Peu avant 1h du matin, elle est prévenue par sa sœur par téléphone que l’ovni est revenu. Elle ne peut se lever pour aller voir, contre sa volonté, non pas qu’elle soit paralysée puisqu’elle a pu répondre au téléphone, mais parce qu’elle se sent trop fatiguée. Notons que cet effet pourrait avoir été induit par une arme à micro-ondes mais l’examen de la configuration des lieux ne permet pas d’envisager un tir focalisé sur Nathalie ni un rayonnement plus large puisque son chien ne montre quant à lui aucun trouble particulier lorsque la sœur de Nathalie qui habite à 300 m se précipite chez elle (la porte n’est jamais fermée à clé) pour tenter de la faire réagir. Nathalie aurait-elle tout simplement pu être droguée ? Comme elle est dans l’incapacité de se maintenir éveillée, sa sœur Céline la laisse donc s’endormir et s’en retourne chez elle. Le matin suivant, Nathalie se demande si elle n’a pas rêvé la visite de Céline. Elle se souvient (hors séances d’hypnose) d’un rêve étrange où elle fut enlevée par des extraterrestres qui lui auraient implanté une puce électronique à l’arrière du cou du côté gauche. Elle avait " vraiment l’impression de vivre la scène, une impression de réel… ". S’étant réveillée à 3h38 après ces événements, elle alla se rendormir dans sa chambre et fit alors un rêve " normal ". Son rêve d’enlèvement sera examiné sous hypnose par le fils de l’ufologue Aimé Michel, qui semble faire preuve de la prudence requise en la matière. Au cours de l’année 1998, un deuxième hypnothérapeute interviendra sur cette affaire.

La description que Nathalie donne sous hypnose de son " enlèvement " par des extraterrestres est assez typique de ce genre de récit. On y trouve, comme dans de nombreuses expériences de mort imminente (EMI) la sensation de sortie hors du corps et la traversée d’un long tunnel. Mais ici, au lieu de déboucher au paradis et d’y rencontrer des êtres divins, comme lors d’une EMI, le témoin arrive dans un vaisseau spatial où se trouvent des extraterrestres. La sortie hors du corps est-elle réelle ou illusoire ? La science n’a pu trancher avec certitude aujourd’hui. Citons pour mémoire les recherches de Kenneth Ring dans ce domaine. Certains sujets de sortie hors du corps ont rapporté avoir vu des choses dont ils n’auraient pu témoigner sans avoir réellement quitté leur corps. Inversement, d’autres sujets ont décrit des lieux visités lors de leur sortie hors du corps en y ajoutant des objets qui ne s’y trouvaient pas, comme si ces choses avaient été projetées par leur mental. Difficile dans ces conditions d’affirmer que le sujet n’est pas victime d’une hallucination, même si des témoins sérieux et fiables affirment que la décorporation est bien réelle. Quoi qu’il en soit, il est clair aujourd’hui que cet état de décorporation, communément appelé " voyage astral ", peut être provoqué artificiellement. Robert Monroe en a fourni la preuve quotidiennement dans son institut américain où des milliers de gens ont pu en faire l’expérience depuis une vingtaine d’années. La technique utilisée consiste à envoyer deux sons de fréquence quasi identique dans les deux hémisphères cérébraux. Il est tout à fait plausible que les militaires puissent utiliser cette technique à distance sur quelqu’un, technique qu’ils maîtrisent sans doute puisqu’elle serait utilisée pour des missions d’espionnage.

L’expérience de Nathalie est de type onirique et contient de nombreuses connotations sexuelles qui réjouiraient un psychanalyste, du " couloir où il y a des vitres " (sexe féminin) aux " portes d’ascenseur " (l’ascenseur étant le sexe masculin) en passant par la porte qui " est douce et lisse comme une carrosserie de voiture " ou le grand couloir " très long et droit ". Difficile de ne pas envisager ici que le témoin explore son propre inconscient. Michael Persinger, professeur de psychologie et de neurologie à la " Laurantian University of Sudbury ", Ontario (Canada), et spécialiste des champs électromagnétiques appliqués au cerveau, signale à propos des victimes d’enlèvement extraterrestre que lorsque le cerveau est soumis à certains rayonnements électromagnétiques, la région correspondant aux organes sexuels est particulièrement stimulée, ce qui pourrait expliquer entre autres le fait que les victimes rapportent souvent des examens cliniques de leurs organes génitaux (voire un accouplement). Mais pourquoi par des extraterrestres ? Kenneth Ring a suggéré que le contexte de la vision de l’ovni peut induire le témoin à élaborer sur ce sujet, de même que le contexte de la mort induit la victime d’une expérience de mort imminente (EMI) à se croire au paradis. Une expérience de Michael Persinger semble confirmer cette hypothèse : celui-ci a en effet constaté que les sujets dont il stimulait le lobe temporal par un champ magnétique interprétaient leurs sensations religieusement ou en terme d’extraterrestres selon que les murs de son laboratoire étaient décorés d’imagerie pieuse ou d’imagerie de science-fiction [AB98 p. 194 citant les recherches de L. Ruttan, M. Persinger et S. Koren]. Mais on peut quand même s’étonner d’une telle constance dans les faits rapportés lors d’un " enlèvement extraterrestre ". Y aurait-il une réalité sous-jacente à tous ces témoignages ? C’est l’idée que nous avons présentée dans la première partie de ce livre § 11, sous le nom d’" hypothèse de l’univers parallèle " (HUP), univers " imaginal " où se cristalliserait l’inconscient collectif de l’humanité, croyances religieuses et croyances aux extraterrestres comprises, et auquel les victimes d’EMI ou de RR4 auraient accès. Mais cette idée reste encore très spéculative.

Pour en revenir à la possibilité qu’une victime d’" enlèvement extraterrestre " soit soumise à un rayonnement de micro-ondes, Michael Persinger n’exclut pas qu’il soit aujourd’hui possible de moduler des mots sur un tel rayonnement, créant ainsi une sorte de transmission télépathique artificielle vers le sujet dont le cerveau est visé. Le contenu de ses visions pourrait alors être dirigé et suggéré par les auteurs du tir de micro-ondes ce qui permettrait ainsi d’expliquer le contenu récurrent d’un témoignage à l’autre. A nouveau, cela est spéculatif mais pas impossible a priori, quand on sait que la parole n’est elle-même véhiculée que par des ondes sonores. Elle influe sur le cerveau de celui qui l’entend grâce à la conversion de ces ondes en impulsions électriques par l’oreille interne. Dès lors, pourquoi ne pas imaginer de transmettre directement ces impulsions électriques au cerveau ? Il existe un test en audio phonologie appelé " étude des potentiels évoqués " qui consiste précisément à évaluer quels sont les signaux électriques produits au niveau du cortex cérébral selon les sons qui sont émis à l’oreille. Il s’agit alors de sons purs, graves ou aigus, mais en enregistrant les impulsions électriques correspondant à des phrases préparées telles que " nous sommes des extraterrestres " ou " nous avons un message pour vous " etc, ne serait-il pas possible ensuite de diffuser ces signaux vers le cerveau de la victime qui croirait alors entendre ces phrases prononcées à son oreille ? On note cependant que dans le cas des EMI qui se produisent le plus souvent sur une table d’opération ou lors d’un accident de voiture, on ne peut invoquer une manipulation de l’armée pour justifier le thème récurrent des visions des sujets.

Le lendemain vers 13h, une trace rouge et enflée est visible à l’arrière du cou de Nathalie du côté gauche. La trace s’estompe 3 heures plus tard. Il est vraisemblable que cela soit le résultat d’une suggestion ou d’une autosuggestion lorsque le témoin a vécu son expérience d’enlèvement et l’implantation supposée de la puce électronique. Ce phénomène est courant dans des contextes très différents et est souvent obtenu par suggestion sous hypnose. Cette trace pourrait aussi être le résultat d’un tir de micro-ondes. On peut enfin se demander si ce souvenir absurde de l’implantation supposée d’une puce électronique de 4 cm sur 4 cm, accompagné de la trace correspondante qui ne laissa aucune cicatrice après sa rapide disparition, n’aurait pas été suggéré à Nathalie pour faire diversion par rapport à un implant réel ayant eu lieu ailleurs. On ne peut s’empêcher d’évoquer ici l’idée d’un implant cochléaire tel qu’il est pratiqué chez certains déficients auditifs (voir fig. 41-c) puisque Nathalie souffre après son expérience de douleurs dans les 2 oreilles, particulièrement celle de gauche.

Fig. 41-c
                                                            

Le système d’implant cochléaire permet à un malentendant de recevoir sur un petit récepteur implanté sous la peau au-dessus de l’oreille des ondes électromagnétiques qui sont converties en impulsions électriques transmises jusqu’au cerveau par des électrodes enroulées dans la cochlée. Le cheminement complet du signal est le suivant (fig. 41-d) :

  1. Un son extérieur est capté par le microphone placé derrière l’oreille.
     

  2. Ce son est transmis vers le processeur / émetteur (habituellement caché dans une poche) qui le traite et envoie le signal électrique correspondant vers l’antenne.
     

  3. L’antenne diffuse un signal électromagnétique à destination du récepteur implanté sous la peau.
     

  4. Le récepteur capte ce signal et le convertit en impulsions électriques équivalentes à celles qu’aurait produit l’oreille interne si le son avait été entendu normalement par l’oreille.
     

  5. Ces signaux électriques sont transmis au cerveau par des électrodes implantées dans la cochlée.

Après avoir débuté en France à la fin des années 50, les recherches sur l’implantation cochléaire sont devenues mondiales au cours des années 70 et plus de 9 000 personnes étaient implantées dans le monde en 1995 [AD96 chap. 1].

Fig. 41-d
                                                            

Si Nathalie a véritablement reçu un implant cochléaire derrière l’oreille, l’usage de ce récepteur peut être détourné par les manipulateurs pour " lui faire entendre des voix " (fig. 41-e).

Fig. 41-e
                                                            

Cette capacité à contrôler un sujet à distance a été étudiée depuis longtemps par l’armée en quête du " candidat mandchou " qui soit capable de tuer à la demande. Peut-être est-ce là une des techniques employées. Il faut noter cependant que la technique de l’implant cochléaire est délicate à mettre en œuvre et qu'elle nécessite normalement un réglage de l’appareil après les 4 à 6 semaines nécessaires à la cicatrisation, suivi d’une période d’apprentissage de la part du malentendant. Mais ces étapes peuvent sans doute être simplifiées si l’on souhaite seulement que le sujet implanté, qui ici n’est pas sourd, soit capable de reconnaître des phrases préenregistrées telles que " nous sommes des extraterrestres " etc.

Il ne nous semblait a priori pas possible que la durée supposée et les conditions de " l’enlèvement " de Nathalie aient pu convenir à l’implantation, ce qui posait la question de savoir si les victimes de RR4 avec implant n’ont pas plutôt reçu cet implant antérieurement, au cours d’une banale opération sous anesthésie générale, peut-être effectuée dans un hôpital sous contrôle militaire. Il se trouve justement qu’à la suite d’examens dentaires et ORL réalisés en mars 1998, le médecin de Nathalie lui a indiqué la présence d’une déformation interne d’une de ses cavités nasales qui devait sans ambiguïté résulter selon lui d’une opération. Les enquêteurs ont pu examiner la radiographie où cette déformation est visible. Or Nathalie et ses parents affirment qu’elle n’a jamais été opérée du nez. Aurait-elle pu être opérée du nez à son insu lors d’une anesthésie générale au cours d’une autre opération ? On pouvait aussi se demander si elle n’avait pas été cautérisée étant jeune, du fait qu’elle avait de fréquents saignements de nez dans son enfance. Il apparaissait donc nécessaire d’approfondir l’enquête sur ce cas afin d’éviter de trop se perdre en conjectures.

C’est ainsi que depuis le 25 mars 1999, nous avons eu la chance de pouvoir rencontrer longuement les enquêteurs Jean-Louis Lagneau et Johnny Destouches qui nous ont fourni de nombreuses informations complémentaires et ont bien voulu nous aider à suivre la " piste " de l’implant cochléaire. Nous avons ainsi appris que Nathalie qui a aujourd’hui 27 ans n’a jamais été opérée sous anesthésie générale ni cautérisée. En revanche, les 2 enquêteurs qui travaillent souvent en relation avec le SAMU nous ont indiqué qu’il est aujourd’hui possible d’opérer les gens chez eux très efficacement et avec un équipement léger. Si l’on se souvient que Nathalie fut laissée endormie par sa sœur ce soir-là de ~1h à 3h38 et que sa porte n’est jamais fermée à clé puisqu’elle a un chien, on peut alors envisager que l’opération qui dure habituellement entre 1 h 30 et 2 h ait pu avoir lieu durant cette période, chez elle. On note d’ailleurs que son chien, qui était tout à fait normal auparavant, devint craintif comme s’il avait été traumatisé cette nuit-là. Les souvenirs de sa vision d’enlèvement seraient alors fondés sur une base réelle lorsqu’elle mentionne sous hypnose " ils font quelque chose à l’intérieur de mon nez " ou encore " [Le chirurgien] nettoie mes oreilles ", " il gratte encore dans l’oreille " et à de nombreuses reprises " j’ai (trop) mal aux oreilles ". Si une opération chirurgicale a effectivement eu lieu, certains souvenirs que Nathalie rapporte sous hypnose pourraient alors n’être que le résultat d’une suggestion effectuée durant l’opération et servant à créer des " souvenirs écran " sur le thème des extraterrestres, voire à favoriser ultérieurement l’interprétation psychanalytique de ses souvenirs, afin de masquer les événements réels.

Ce qui pose alors problème, c’est que les enquêteurs qui examinèrent soigneusement Nathalie dès le lendemain ne trouvèrent aucune cicatrice autour des oreilles, comme il en subsiste habituellement après une implantation cochléaire. Nous serions donc portés à croire que c’est par les voies naturelles, en l’occurrence par le nez, qu’elle aurait été opérée. Nous avons interrogé à ce sujet un chirurgien de l’hôpital Trousseau à Paris, qui pratique régulièrement des implantations cochléaires. En ce qui concerne l’idée d’une implantation par les voies naturelles, il a mentionné la possibilité d’accéder par l’oreille en soulevant le tympan, opération nécessitant 8 à 10 jours de cicatrisation mais risquant d’engendrer ultérieurement un traumatisme de l’implant. Par rapport à un accès par le nez ou la bouche, il nous a expliqué qu’on pouvait trouver un passage jusqu’à l’os du rocher, mais qu’il fallait ensuite fraiser celui-ci pour faire parvenir les électrodes jusqu’au nerf auditif, opération a priori inenvisageable du fait de la trop longue distance à parcourir pour les électrodes. Il a ajouté que l’implant ne pourrait être logé dans les fosses nasales qui ne sont pas un milieu aseptique et qu’il faudrait donc trouver un autre emplacement (éventuellement dans la nuque ?). Comme on le voit, cette implantation par les voies naturelles est donc peut-être faisable, mais pas de façon idéale.

Nathalie mentionna dès le lendemain des douleurs aux oreilles qui reviennent depuis régulièrement, surtout dans l’oreille gauche, ainsi que des douleurs dans le nez. Elle constate aussi depuis ce 8 novembre 1997 une perte d’audition de l’oreille gauche qui va en s’aggravant et qui pourrait être due au traumatisme résultant de l’opération ou à la présence perturbatrice de l’implant qui n’est normalement destiné qu’à des déficients auditifs. Les douleurs moindres dans l’oreille droite pourraient de ce fait s’expliquer par une fatigue compensatoire. En mai 1999, Nathalie a consulté un ORL pour une apparition d’eczéma dans l’oreille gauche et une infection dans l’oreille droite.

Les premières " voix " que Nathalie entendit par la suite, comme venant de nulle part, furent " Elle est là ! Elle est là ! ", et ce vers la fin de l’année 1997, alors que l’implant cochléaire pouvait être devenu opérationnel après la période normale de cicatrisation. Aujourd’hui encore, c’est par des sensations dans les oreilles que Nathalie pressent qu’il va se passer quelque chose d’étrange. Elle fait toujours de temps à autre des " rêves d’enlèvement " comprenant une opération médicale qui laisse parfois des traces physiques sur son corps, telles que celles de piqûres intraveineuses. Comme c’est généralement le cas lors des enlèvements extraterrestres, le témoin rapporte aussi des examens de ses organes génitaux. On peut dans ces conditions s’étonner qu’elle ne ferme toujours pas sa porte à clé ! Il est cependant probable que l’implant a maintenant été retiré au cours d’une seconde opération et que la manipulation a cessé.

S’il s’agit bien ce soir-là d’une opération militaire, et vu l’ampleur que prend dès lors cette manipulation, il devient raisonnable d’envisager que des micros espions ont à cette occasion été posés dans l’appartement de Nathalie, de façon à pouvoir suivre et maîtriser le développement de l’affaire. Pour éviter de trop s’égarer vers la science-fiction, ce point aurait dû être soumis à vérification, mais il est maintenant trop tard car Nathalie a déménagé chez ses parents courant décembre 1997. Cependant, il est possible que les micros aient été déplacés ou que la ligne téléphonique des parents ait été mise sur écoute, comme ce fut le cas après " l’enlèvement " de Betty Andreasson-Luca par exemple [cf LDLN N° 297 p. 14].

Une ultime hypothèse concernant l’enlèvement de Nathalie nous a été suggérée par un article de Martin Cannon intitulé " The Controllers ", article qui est mondialement connu des ufologues. L’auteur y défend lui aussi la thèse que certains " enlèvements extraterrestres " seraient en réalité des expérimentations militaires et il décrit à ce propos les recherches entreprises par les services secrets américains dans le cadre du projet MKULTRA de contrôle mental d’un individu. C’est ainsi par exemple qu’à la suite des travaux du Dr Jose Delgado, inventeur du " Stimoceiver " dans les années 50, appareil qui lui permit de contrôler la charge d’un taureau, la CIA en vint à implanter un micro émetteur dans l’oreille d’un chat afin de pouvoir en faire un espion discret et insoupçonnable. Mais il n’échappera à personne que les déplacements d’un chat sont plus difficiles à contrôler que ceux d’un individu, surtout lorsque ce dernier est précisément membre du groupe dont on souhaite espionner les agissements : mieux vaudrait donc implanter cet individu malgré lui. Il se trouve que Nathalie jouait un rôle particulier en ce qui concerne la grève de juin 1997 et qu’elle assistait aux réunions de coordination. Elle pouvait peut-être de ce fait constituer un sujet d’expérimentation intéressant.

Fontenay-Trésigny (Seine-et-Marne), 7 janvier 1998

Ce cas est atypique par sa brièveté. Le témoin de ce soir-là n’est autre que le frère de Corinne qui se rendait chez Nathalie pour discuter de tous ces événements ! L’apparition qu’il observe lui est donc de toute évidence destinée, et elle disparaît dès qu’il essaye de la prendre en photo. L’hypothèse d’une projection de skytracer est écartée par le témoin après un entretien avec un spécialiste de ces appareils. Etant astronome amateur, il rejette en outre toute possibilité de confusion avec un phénomène astronomique.

 

Un certain nombre d’événements sont corrélés aux mésaventures de Nathalie [cf LDLN N° 349 p. 22-23 pour certains de ces événements]. Nous les présentons ici chronologiquement en rappelant dans cette chronologie par le symbole  les apparitions d’imitations de skytracers que nous venons de décrire. Nous avons examiné avec les enquêteurs les configurations précises de tous les lieux de ces événements afin de pouvoir évaluer lorsque l’emploi d’un rayon de micro-ondes ou d’un rayon de particules était possible.

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Le frère de Corinne, âgé de 33 ans en 1997, vécut dans sa chambre chez ses parents un événement de type paranormal en juin 1980, à l’âge de 16 ans. Son grand-père décédé à l’étranger la veille lui apparut pour l’informer de sa mort, alors que le reste de la famille ne devait en être informé que le lendemain, d’abord par l’adolescent puis officiellement par téléphone.

Quelque temps plus tard, au mois d’août, il eut une nuit la vision d’un être étrange qu’il poursuivit dans le couloir. L’être traversa une porte contre laquelle l’adolescent vint évidemment s’écraser, preuve qu’il n’était pas en train de rêver (!). Signalons que déjà à cette époque, le frère de Corinne appréciait la littérature de science-fiction sur les extraterrestres, mais sa vision de type hallucinatoire ne semble pas particulièrement liée à ce sujet.

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Début 1990 à Fontenay-Trésigny, Corinne eut une vision similaire, alors qu’elle dormait dans cette même chambre.
 

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Le fils de Corinne, sauf affabulation de sa part (il avait 7 ans fin 1997), aurait été " visité " toujours dans la même chambre en 1995, à l’âge de 4 ans et demi, par des êtres étranges qui auraient tenté de l’enlever avant de disparaître comme par enchantement. Ces êtres, qu’il aurait vus une autre nuit descendre d’un ovni lumineux dans un cône de lumière, lui auraient intimé l’ordre de ne rien dire à personne. Ces événements traumatisèrent l’enfant au point qu’il fut très difficile à sa famille de lui faire dire ce qui n’allait pas, jusqu’à ce qu’il accepte enfin de se confier partiellement à son oncle en 1997. Il rencontra plusieurs fois un psychologue qui perçut très bien son blocage, mais l’enfant refusa absolument de lui en révéler la raison.

Cette même année, il eût des saignements de nez fréquents et des plaques rouges ou brunes apparurent sur son thorax. Un dermatologue fut consulté. Celui-ci ne put produire de diagnostic et le traitement prescrit fut sans effet, tandis que les marques devaient disparaître plus tard spontanément. Les marques n’étaient pas de forme géométrique. Elles auraient facilement pu être produites par un tir de micro-ondes dirigé vers l’enfant en de multiples occasions et il serait intéressant d’avoir l’avis du dermatologue a posteriori sur cette question. Le dossier médical a été conservé et montré aux enquêteurs.

Certains détails mentionnés par l’enfant recoupent des éléments du témoignage de Nathalie. Il n’a pourtant pas pu être influencé par son récit car il fut tenu longtemps à l’écart de ces histoires. De plus, à cette époque, il n’avait pas particulièrement entendu parler d’ovnis. Cela nous permet-il de confirmer le lien avec les événements de 1997 ?

Le fait que toutes ces apparitions se soient produites dans la même chambre nous permet d’établir une corrélation entre elles, mais il n’est pas possible d’incriminer l’armée pour la toute première vision que le frère de Corinne eut de son grand-père décédé. Cette affaire a donc peut-être débuté par hasard en 1980 et l’on pourrait supposer que l’armée, en ayant pris connaissance, ait utilisé pour ses expériences en août 1980, en 1990 et en 1995, un lieu où un phénomène paranormal s’était déjà produit auparavant de façon à brouiller les pistes et à suggérer que cette pièce était " hantée ", appliquant ainsi une nouvelle forme de pré-debunking. Cependant, il faut noter que les volets en plastique de la chambre étaient toujours fermés la nuit et que la configuration des lieux n’est pas idéale pour un tir discret de micro-ondes. Il fallait dans ces conditions plutôt envisager que cette chambre se trouve proche d’une source électromagnétique naturelle ou artificielle pouvant être à l’origine des visions des témoins, auquel cas l’armée ne serait en fait intervenue qu’à partir de l’année 1997. Interrogés à ce propos, les enquêteurs nous ont informés de la situation exceptionnelle de la ville de Fontenay-Trésigny à un emplacement où l’eau ruisselle sous la terre, à tel point que chaque habitant pouvait autrefois y creuser son propre puits. " Trésigny " signifie d’ailleurs dans le patois local " les 13 fontaines ". C’est un lieu où les baguettes de coudrier des sourciers ne tenaient pas en place jusqu’à la grande sécheresse de l’été 1976, et où il existe vraisemblablement encore aujourd’hui un fort champ magnétique naturel.

On peut ici tenter sous toute réserve une synthèse entre 2 phénomènes distincts qui procéderaient pourtant de la même logique mais de façon symétrique :

  1. Lorsque le cerveau d’un sujet est soumis à un rayonnement électro­magnétique, tel que des micro-ondes, le sujet se trouve paralysé car son cerveau ne peut plus transmettre volon­tairement l’influx nerveux qui commande ses muscles.
     

  2. Lorsque le cerveau d’un sujet est soumis à un champ magnétique généré par une masse d'eau dans laquelle circulent des charges électriques induisant ce champ, les mains du sujet tenant une baguette souple en tension se redressent sponta­nément car son cerveau transmet involon­tairement l’influx nerveux qui commande leurs muscles. On notera à l’appui de cette hypothèse qu’un sourcier à qui l’on fait coiffer un casque militaire en acier perd ses capacités sourcières [JLCJM91 p. 102, citant les travaux de Zaboj Harvalik].

Dans un cas comme dans l’autre, ces champs électromagnétiques baignant le lobe temporal peuvent engendrer des visions hallucinatoires. Mais s’il semble raisonnable d’attribuer les apparitions de 1980 à 1995 vécues par Corinne, son fils et son frère à un champ électromagnétique naturel, que penser alors des plaques rouges apparues sur le corps de l’enfant et de l’interdiction de parler qu’il a reçue ? Le Dr John Holt du Royal College of Radiologists de Londres à montré en 1996 que des cellules soumises à un champ électromagnétique pouvaient produire de l'histamine entraînant une réaction allergique [AB98 p. 94-95]. Cela pourrait permettre de confirmer l’origine naturelle de ces marques rouges.

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Le 5 juin 1997 à La Houssaye-en-Brie : .
 

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Le 15-16 ou 17-18 juin 1997 à Fontenay-Trésigny : .
 

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Le 24 juin 1997 à Fontenay-Trésigny : .
 

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Le 5, 6 ou 7 juillet 1997 à Vanzay (Deux-Sèvres), à 345 km de là, le père de Nathalie aperçut brièvement un énorme ovni [LDLN N° 346 p. 23]. Cette apparition renforce l’idée que Nathalie est particulièrement visée par cette série de cas. Malgré l’imprécision de la date et de l’heure, elle a probablement (2 chances sur 3) profité de l’effet ECS.
 

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En automne 1997 à Meaux (~30 km au nord de Fontenay-Trésigny), Béatrice, une collègue de travail et amie de Nathalie eut une sorte d’hallucination dans son lit. La configuration des lieux n’est malheureusement pas connue.
 

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En automne 1997 ou au début de l’hiver à Fontenay-Trésigny, le père de Nathalie observa plusieurs fois durant la nuit une boule lumineuse flottant dans la chambre de sa fille. " Il posa un matériau opaque [une sorte de couverture] sur les vitres [2 velux dans le toit] pour tenter d’éliminer le phénomène, sans succès ". La position des apparitions suggère un tir de particules à l’horizontale qui aurait été capable de traverser un des velux et la couverture (mais est-ce techniquement possible ?) pour générer une forme lumineuse à l’intérieur de la pièce. La configuration des lieux, un champ se trouvant à côté de la maison, permet d’envisager un tir à grande distance à travers une rangée de peupliers, mais il est malheureusement trop tard aujourd’hui pour aller rechercher sur ces peupliers des traces de brûlures dues au tir de particules. Cependant, connaissant la position des formes lumineuses dans la pièce ainsi que celle des velux, il serait encore possible d’effectuer une analyse balistique à l’aide d’un rayon laser pour essayer de localiser la position de la source du tir.

Un soir où le père de Nathalie tenta de toucher une boule lumineuse qui mesurait environ 50 cm, il ne sentit rien de particulier lorsque sa main pénétra la boule, ni picotement ni chaleur. Un des enquêteurs précise cependant qu’il a les mains calleuses de par son métier. En revanche, il constata alors une sorte d’ondulation du phénomène lumineux ce qui est tout à fait typique du comportement d’un plasma. Citons à ce propos Pascal Bradu, expliquant pourquoi Irving Langmuir baptisa ainsi les plasmas en 1928 : " Ce nuage, brillant et ondulant comme une substance gélatineuse, lui [fit] alors penser à un plasma sanguin. " [PB99 p. 23]. Ce témoignage capital nous permet donc de confirmer, pour ceux qui en doutaient encore, que les phénomènes lumineux observés ne sont nullement des soucoupes volantes habitées d’êtres extraterrestres. (Précisons au passage qu’Irving Langmuir sera en 1948 consultant pour le projet militaire Sign d’enquête sur les ovnis, et virulent détracteur de ces derniers… Connaissait-il leur origine réelle, lui qui était un spécialiste des plasmas ? [JPP00 p. 45])

Plus tard, Vanessa, une autre collègue de travail et amie qui se trouvait un soir dans la chambre de Nathalie vit comme elle " une boule de lumière qui, venant de l’extérieur, traversa un carreau [un des 2 velux] et pénétra dans la pièce, longea le mur, puis disparut instantanément ". Cela évoque à nouveau une boule de plasma qui aurait été capable de traverser le velux.

Un autre soir, 3 ou 4 points rouges furent observés flottant dans le salon où Nathalie et ses parents regardaient la télévision. Nathalie se précipita à la fenêtre, croyant à une blague des enquêteurs, mais elle ne vit personne. Les enquêteurs essayèrent par la suite de reproduire ce phénomène à l’aide d’une lampe à rayon laser placée à une centaine de mètres de distance, mais les points produits n’apparaissaient bien sûr que sur les murs et non pas flottant au milieu du salon. Le rayon du tir était cette nuit-là tout à fait invisible, comme le soir de l’apparition.

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Le 8 novembre 1997 à Fontenay-Trésigny : .
 

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Fin 1997 à Fontenay-Trésigny, Corinne fut apparemment elle aussi victime d’un enlèvement après s’être sentie paralysée, alors qu’elle regardait la télévision chez elle sur le canapé. Un tir d’un rayon de micro-ondes à travers la fenêtre est envisageable depuis l’immeuble d’en face.
 

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Michel, qui disait clairement ne pas croire à l’histoire de Nathalie, eut peu de temps après à La Houssaye-en-Brie, une sensation étrange " comme s’il se trouvait paralysé et comme si on voulait le faire sortir de son corps " (sic). Fut-il alors victime d’une tentative de décorporation provoquée ?
 

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Le 16 décembre 1997 vers 7h30 du matin à La Houssaye-en-Brie, Béatrice qui roulait sur la nationale 36 observa un ovni en forme de pointe de flèche durant environ 2 minutes. Le ciel était clair [LDLN N° 348 p. 34]. L’effet ECS était présent.
 

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Durant la dernière semaine de l’année 1997, dans une rue de Fontenay-Trésigny, un voisin qui plaisantait souvent sur toutes ces histoires d’extraterrestres, observa un ovni imitant un skytracer au-dessus de la maison des parents de Corinne. Il se sentit soudain paralysé et fut terrorisé.
 

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Le 7 janvier 1998 à Fontenay-Trésigny : .
 

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Début février 1998 en début de soirée à Crégy-lès-Meaux (banlieue NO de Meaux), Béatrice observa à nouveau durant 15 secondes 2 ovnis de la même forme que le 16 décembre 1997. Le ciel était clair [LDLN N° 348 p. 36]. L’effet ECS était probablement présent.
 

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Fin 1997, début 1998 ou au cours de l’été 1998 (selon différentes versions) à Melun soit ~25 km au SSO de Fontenay-Trésigny, Nathalie subissait une séance de relaxation en hypnose légère au domicile d’un des enquêteurs. Son père et son amie Corinne assistaient à cette séance. A un moment donné, l’enquêteur insista pour qu’elle demande aux " visiteurs " de se montrer. Elle indiqua alors que ceux-ci acceptaient de se manifester d’ici une dizaine de minutes à un endroit spécifique, haut dans le ciel. Tous se mirent au balcon, et après une brève attente correspondant au délai annoncé, un flash lumineux apparut à l’endroit indiqué. Les témoins furent, on s’en doute, très impressionnés. Pour essayer d’expliquer cette " coïncidence ", nous pourrions envisager que le domicile de l’enquêteur qui se trouve dans une caserne soit sur écoute, et que les auteurs d’ovnis aient pu produire un effet lumineux rapidement et au bon endroit après avoir entendu la description de Nathalie sous hypnose. Ce n’est malheureusement qu’une hypothèse extrême parmi d’autres non moins difficiles à envisager.
 

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Le soir du 10 août 1998 aux environs de minuit, alors qu’ils séjournaient à Sainte-Maxime (Var), Nathalie, Vanessa et son frère furent survolés à 2 reprises et à quelques minutes d’intervalle par un triangle lumineux. Cet événement survint au plus fort de la vague d’août 1998 pour laquelle, on s’en souvient, les positions de la lune et du soleil étaient très révélatrices de la mise en œuvre d’un stratagème lumineux, avec 13,9% d’effets EC2 contre 0,6% (voir ci-dessus § 36). Cela nous permet de conforter l’idée du lien pressenti entre l’affaire de Fontenay-Trésigny et une opération militaire. On pouvait à ce propos se demander si lors de la grande vague du 5 novembre 1990, des ovnis avaient été aperçus à Fontenay-Trésigny ou à la Houssaye-en-Brie. Cela ne semble pas être précisément le cas même si des apparitions d’ovnis toutes plus ou moins différentes furent pourtant observées ce soir-là à Bernay-Vilbert (à 6 km au SE), à Gretz-Armainvilliers (à 10 km à l’ONO), à Guignes (à 10 km au SSO), et dans 3 ou 4 autres lieux à moins de 10 km de Fontenay-Trésigny ! Cependant, il faut noter d’une part que près de 400 ovnis furent observés en France cette nuit-là ce qui pourrait être à l’origine d’une coïncidence, et d’autre part, que Fontenay-Trésigny est une localité particulièrement honorée par nos " visiteurs " qui s’y étaient déjà montrés lors de la vague de 1954 ainsi qu’au début des années 90, à une centaine de mètres de chez Nathalie (!).
 

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En septembre 1998, un des enquêteurs circulait en voiture à Fontenay-Trésigny en compagnie d’une amie vers 17h, alors qu’il faisait encore jour. Ils décidèrent d’emprunter le chemin de terre qui se trouve à près de 300 m derrière la maison des parents de Nathalie. Sur ce chemin, ils passèrent devant une grosse BMW noire (modèle 720 année 95 peut-être) garée sur le bas-côté à hauteur de la maison des parents de Nathalie, au volant de laquelle se trouvait un homme habillé de noir, accoudé à la vitre baissée comme s’il attendait quelque chose. Cet homme d’une trentaine d’années était de corpulence normale et devait mesurer environ 1,80 m. Il était glabre, avait les cheveux bruns et raz, et le teint jaunâtre. Il parut surpris de leur présence. L’enquêteur et son amie firent demi-tour un peu plus loin sur le chemin et revinrent vers la BMW qui démarra alors en trombe comme pour prendre la fuite. Après seulement quelques minutes de prise en chasse, la puissante BMW réussit à leur échapper.

Cet événement évoque les histoires d’hommes en noir (Men in black – MIB) bien connues aux Etats-Unis et confirme que ces MIB peuvent être parfois bien réels. Peut-être s’agissait-il d’une mise en scène à l’intention de Nathalie car la venue de l’enquêteur à cet endroit n’était semble-t-il pas prévisible. L’enquêteur signale que l’emplacement de la BMW était idéal pour procéder à une surveillance par écoute de la maison des parents de Nathalie. Cette voiture servait-elle régulièrement de relais de transmission complété par une petite mise en scène qui finirait par trouver son public un jour ou l’autre ? Il faut ici noter que cette mise en scène relativement simple aurait pu aussi avoir été réalisée par un mauvais plaisant au courant des mésaventures de Nathalie. Encore fallait-il cependant que celui-ci possède une grosse voiture noire, accessoire indispensable à tout MIB qui se respecte ! Mais à cette époque, outre certains des témoins déjà impliqués dans l’affaire que l’enquêteur n’aurait pas manqué de reconnaître aussitôt, seuls les 2 enquêteurs étaient au courant de l’emplacement de la maison où habitait Nathalie ainsi que de son vrai nom. Néanmoins, nous n’avons pas pu exclure totalement la possibilité qu’un ufologue qui avait été évincé de l’affaire malgré son insistance à vouloir rencontrer le témoin principal, et qui possédait à l’époque une BMW noire, ait pu vouloir s’impliquer et y ajouter un élément d’étrangeté en simulant la présence d’un MIB. Reste à savoir comment cet ufologue, qui est un enquêteur expérimenté, aurait pu réussir à découvrir l’adresse de Nathalie. Nous n’avons pu approfondir notre enquête sur ce point car cela comportait le risque d’être confronté à une vérité inavouable dont personne ne voulait vraiment. Il ne nous est donc pas possible de conclure. Pour ceux qui seraient tentés de voir ici la confirmation que certains ufologues déçus du manque de preuves de la matérialité des ovnis pourraient chercher a fabriquer de fausses preuves, nous rappellerons que les scientifiques eux-mêmes n’échappent pas à cette tentation : en 1912, Charles Dawson et Arthur Smith Woodward avaient découvert l’" homme de Piltdown " qui était le fameux " chaînon manquant " que recherchaient activement les darwiniens. Mais il fut démontré qu’il s’agissait d’une fraude.

A la suite de ces événements, les enquêteurs ont pris l’habitude d’effectuer à l’improviste des visites de surveillance derrière chez Nathalie. Au cours d’une de ces visites en septembre 1998, ils décidèrent de faire des photos comme cela se pratique au Col de Vence, dans l’espoir de voir apparaître sur certaines d’entre elles des phénomènes lumineux invisibles à l’œil nu (voir ci-dessus le § 11 sur la technologie des plasmas). Ils firent 5 ou 6 photos et leur attente ne fut pas déçue : sur une de ces photos, on peut voir un des enquêteurs avec 2 points lumineux rouges flottant près de l’épaule gauche. Cela suggère encore ici une intervention militaire.

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En septembre 1998 aux environs de minuit, alors que tous deux étaient en train de lire chez eux, le 2ème hypnothérapeute travaillant sur cette affaire aperçut avec sa femme une sphère de lumière bleue qui traversa un velux et sembla écarter le rideau avant d’évoluer à l’intérieur de la maison. Leur fille fut réveillée dans sa chambre par le phénomène qu’elle put observer. On peut envisager qu’une boule de plasma ait pu continuer à errer librement quelques instants dans le couloir jusqu’à la chambre des enfants après avoir été tirée du ciel à travers le velux. Un vent électrique produit par le plasma aurait pu faire bouger le rideau. Les portes étaient ouvertes pour laisser le passage libre au phénomène à travers la maison.

L’ensemble de ces événements plaide en faveur d’une manipulation militaire si l’on considère que les apparitions d’ovnis ou de formes lumineuses ont été réalisées à l’aide d’un rayon de particules, selon le mode qui nous est désormais familier, et que les paralysies temporaires des divers témoins ont pu être provoquées artificiellement par une arme à micro-ondes. Les diverses hallucinations des témoins ont aussi pu être provoquées par un rayonnement électromagnétique, alors qu’une partie des visions de Nathalie repose peut-être sur des événements réels. Les auteurs d’ovnis auraient pu agir d’abord en 1990 sur Corinne puis en 1995 sur son fils, sans autre objectif qu’un test ponctuel à l’époque, à moins que ces premières hallucinations n’aient été d’origine naturelle. La manipulation se serait ensuite étendue en 1997 vers tous les témoins que nous avons cités, peut-être à l’occasion de la grève à laquelle Corinne, Nathalie, Michel, Béatrice et Vanessa ont participé.

L’enquête indique que Nathalie a déménagé au cours de ces événements mais que les phénomènes ont continué à se manifester, ce qui semble éliminer la possibilité que ses visions aient été provoquées par un champ électromagnétique spécifiquement local, d’origine naturelle ou artificielle. En revanche, cela n’exclut pas la possibilité que Nathalie soit elle-même particulièrement sensible aux influences électromagnétiques puisqu’elle dit avoir des dons de médiumnité depuis l’âge de 14 ans. Il lui arrive en effet parfois d’avoir des visions en touchant un objet ou en serrant la main d’une personne (psychométrie).

Ce don de médiumnité a pu être vérifié par les enquêteurs dans un contexte amical mais selon une procédure rigoureuse et avec vigilance : Nathalie a pu décrire sommairement avec succès des photos sous enveloppes kraft scellées, posées à plat sur une table. Ces photos, choisies au hasard par l’un des enquêteurs dans un album, avaient été mises sous enveloppe au domicile de celui-ci avant son arrivée sur les lieux du test. Lors d’un autre test, Nathalie reconnut 14 fois sur 20 le nombre de 1 à 20 inscrit sur un petit papier lu au hasard par l’enquêteur à l’intérieur d’une enveloppe. Celui-ci avait préparé un jeu d’une vingtaine de papiers où certains des nombres de 1 à 20 étaient répétés aléatoirement plusieurs fois tandis que d’autres étaient omis. Nathalie ne fait aucun commerce de son don et ne l’utilise qu’à titre amical. Les enquêteurs l’ont informée du fameux défi " Broch-Majax-Theodor " lancé à tout médium acceptant de se soumettre à des tests de laboratoire, le succès aux tests étant doté d’un prix de ~150 000 euros. On se doute qu’une telle somme a surtout pour effet d’attirer les escrocs ! Nathalie n’est pas intéressée car elle sait que son don n’est pas disponible sur commande et qu’il ne marche pas avec tout le monde. De plus, elle n’est pas particulièrement cupide.

Ce don de médiumnité de Nathalie permet d’avancer l’hypothèse que l’armée utiliserait comme sujets d’expérience des personnes ayant déjà des dons paranormaux, de façon à brouiller les pistes et à diriger les enquêteurs vers une interprétation paranormale des faits, utilisant ici encore une nouvelle forme de pré-debunking. Mais si Nathalie est peut-être un sujet " sensitif électrique " prédisposé aux rencontres rapprochées du 4ème type (RR4) d’après les travaux d'Albert Budden, il n’en est rien des autres victimes dans cette affaire qui ne mentionnent aucun don particulier.

On s’étonnera sans doute que cette histoire rocambolesque puisse cependant être authentique. Elle se déroule pourtant dans notre pays avec des personnages bien réels, et elle se poursuit toujours à l’époque où nous écrivons ces lignes. Il faut noter à ce propos que plus les faits mis en scène apparaissent invraisemblables, plus cela permet de rebuter les gens sérieux qui seraient tentés de les étudier. En outre, la complexité des événements permet de tenir à distance ceux qui ne disposent pas du temps nécessaire à leur examen approfondi, qui seront trop heureux de conclure hâtivement : " ce sont les extraterrestres ! " ou à l’inverse : " ce sont des affabulations ! ". En revanche, on peut espérer que l’accumulation de ces événements corrélés puisse un jour amener les manipulateurs à commettre une erreur qui les trahira.

Si l’on admet que certaines des RR4 peuvent être attribuées aux services secrets de l’armée, alors, pourquoi pas toutes les RR4 ? Comme on l’a vu, il n’y a pas qu’une arme à micro-ondes qui puisse provoquer chez quelqu’un des visions ou des hallucinations, et des champs électromagnétiques d’origine naturelle ou issus de la technologie d’aujourd’hui peuvent provoquer accidentellement des effets identiques. C’est ainsi que le thème de l’enlèvement n’est pas nouveau pour l’humanité, alors qu’il était autrefois pratiqué par des fées qui n’avaient rien à voir avec celles de nos contes pour enfants [LDLN N° 323 p. 22, article de Jean Sider] ou par d’autres êtres de notre folklore, remplacés aujourd’hui par les extraterrestres produits par nos auteurs de science-fiction. Déjà autrefois, les activités des fées semblaient orientées vers les organes génitaux des sujets " enlevés ", elles avaient des problèmes de reproduction et cherchaient à créer des bébés hybrides [LDLN N° 319 p. 39, idem], ce que l’on retrouve aujourd’hui dans les enlèvements extraterrestres. Mais il n’est pas impossible que l’armée ait pu exploiter ces phénomènes hallucinatoires spontanés pour y dissimuler certaines de ses expériences de manipulation mentale, de même qu’elle a su utiliser les visions de phénomènes lumineux naturels pris pour des soucoupes volantes pour y glisser ses tests de projection de leurres visuels, ou encore les dessins géométriques réalisés de tout temps dans les blés pour y essayer ses canons à micro-ondes (voir la première partie de ce livre § 5 au sujet de l’origine des " cercles de culture "). Si l’on considère que les apparitions inexpliquées dans le ciel sont aujourd’hui en majorité attribuables à l’armée, qui en produirait en France 1 à 2 par jour en moyenne, qu’en est-il des RR4 ? Pour notre pays comme pour l’Europe, le nombre de ces enlèvements rapportés reste encore très modeste alors que c’est une expérience répandue aux Etats-Unis, ce qui plaide ici en faveur d’une origine militaire car les extraterrestres comme les fées n’auraient a priori aucune raison de tourmenter plus spécialement les Américains, sauf à démontrer que leur pays est plus particulièrement baigné d’ondes électromagnétiques issues de leur technologie avancée (ou que le Coca-cola augmente la sensibilité à ces ondes !). On peut à ce propos se demander à quoi s’occupent en temps de paix les 16 000 agents de la CIA. On pourra objecter à juste titre que les Européens, et les Français tout particulièrement, ont trop peur du ridicule pour oser témoigner de leurs expériences d’enlèvement alors que les Américains, eux, n’ont peur de rien, mais cela ne semble pas suffisant pour justifier un tel écart dans le nombre d’enlèvements rapportés.

Cette affaire de Fontenay-Trésigny, on le voit, soulève donc une grave question. Face aux conclusions que nous sommes amené à en tirer, il nous semble utile de reprendre pas à pas notre raisonnement, pour essayer d’en trouver la faille éventuelle :

  1. Les ovnis qui imitent les skytracers en l’absence d’une couche nuageuse sont issus d’une technologie dont la maîtrise est réservée à l’armée et dont la mise en œuvre s’appuie sur la position de la lune et du soleil qui trahissent le stratagème utilisé.
     

  2. L’absence de couche nuageuse et le comportement de l’ovni interdisent toute confusion avec un vrai skytracer.
     

  3. L’apparition de ce type d’ovni à plusieurs témoins de Fontenay-Trésigny est liée étroitement et sans équivoque, chez au moins l’un d’entre eux, à une expérience d’enlèvement par des extraterrestres, ou rencontre du 4ème type (RR4).
     

  4. Cette RR4 est donc déclenchée par les auteurs de l’ovni, même si on ne peut encore affirmer avec certitude qu’ils en contrôlent le contenu, ni confirmer que celui-ci a une base réelle.
     

  5. Une corrélation nette avec les apparitions d’ovnis du 10 août 1998 qui reposent sur le stratagème mis en évidence dans cette étude confirmerait l’origine militaire des événements de Fontenay-Trésigny.

On peut s’étonner que les auteurs d’ovnis aient choisi ici une apparition aussi typée qu’une imitation de skytracer, ce qui les trahit sans appel. Une simple boule lumineuse, tout en évoquant une soucoupe volante pour ceux chez qui les auteurs souhaitent renforcer la croyance aux extraterrestres, aurait pu suggérer, pour les sceptiques, un phénomène météorologique accompagné d’un champ électromagnétique capable d’induire des hallucinations chez les témoins. Ce faisant, chacun en serait sorti renforcé dans ses convictions, comme à l’accoutumée, et personne n’aurait songé à une opération militaire. Les auteurs ont-ils donc à nouveau commis dans cette affaire une gaffe d’envergure ?

S’il devait être confirmé que de nombreuses RR4 sont précédées d’une apparition d’ovni exploitant le stratagème que nous présentons dans cette étude, alors nous serions tout naturellement amené à en attribuer la paternité aux mêmes auteurs. Cette question nous invite à étudier ci-après un lot de cas d’enlèvements.
 

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