43b. Crash du Vol TWA 800

Résumé ] 1. Introduction ] 2. Fuseaux horaires ] 3. Heure d'été ] 4. Mouvement lune soleil ] 5. Eclairage de la lune ] 6. Lune sous l'horizon ] 7. Soleil sous l'horizon ] 8. Photométrie ] 9. Lune et soleil sous l'horizon ] 10. Pic ovni ] 11. La technologie des plasmas ] 11b. Modèle théorique ] 11c. Plasmas pulsés ] 12. Ballons dirigeables ] 13. Le debunking ] 14. Sélection des cas ] 15. Pré-étude ] 16. Année 1946 ] 17. Année 1954 ] 18-24. Années 1967 à 1989 ] 25. Le 5 novembre 1990 ] 26-35. Années 1991 à 1997 ] 36. Août 1998 ] 37. Synthèse vagues d'ovnis ] 38. Col de Vence ] 39. Cuincy ] 40. Dommages physiques ] 41. Skytracers ] 41b. Fontenay-Trésigny ] 42. Cas d'enlèvement ] 42b. Haravilliers ] 43. Rencontres dans le ciel ] [ 43b. Crash du Vol TWA 800 ] 44. Lune et soleil impliqués ] 45. Cas connus ] 46. Statistiques ] 47. Cas éliminés ] 48. Poursuite de la recherche ] 49. Autres études ] 50. Conclusion ]

o v n i s  :   l ' a r m é e   d é m a s q u é e

Précédente Accueil     Remonter  Suivante




Table des  matières 

   

Références 

   

Télécharger 

   

Ouvrage  imprimé 

   

   

 Au large de Long Island (État de New York), 17 juillet 1996         English

Vol TWA 800. Boeing 747 à ~4 200 m d’altitude. L’appareil se casse en deux. 230 morts dont 42 français. Trois hypothèses sont avancées : explosion accidentelle d’un réservoir situé au centre de l’appareil, attentat à la bombe, missile tiré par des terroristes ou perdu par l’US Navy. L’hypothèse de l’accident est finalement retenue par défaut. En effet, alors que l’avion a été reconstitué à plus de 95% après repêchage des débris dans la baie de Long Island, on ne trouve pas (ou trop peu) de traces d’explosif et aucune déformation symptomatique d’une explosion dans la soute à bagage ou la cabine des passagers, pas plus que d’impact de missile dans les réacteurs ou sur la carlingue (ce dernier point étant malgré tout fortement contesté par diverses contre-enquêtes privées). Cependant, des civils, des pilotes militaires et des garde-côtes témoignent de la présence d’une ou plusieurs lumières montant vers l’avion juste avant l’explosion. Selon les images satellites, une lumière aurait même tourné autour de l’avion avant le contact fatal. Serait-il donc possible qu’une boule de plasma lumineux simulant un ovni ait touché l’appareil et provoqué l’accident ?

Il est aujourd’hui admis par les enquêteurs du NTSB (National Transportation Safety Board) qui s’occupe de l’enquête civile et du FBI qui mène l’enquête criminelle que le réservoir localisé entre les deux ailes a bien explosé. Celui-ci a en effet pu être reconstitué à partir de 700 morceaux éparpillés dans l’océan alors que, par comparaison, de longues portions d’aile ont été récupérées. Les morceaux indiquaient une déformation vers l’extérieur, résultant de l’explosion. Celle-ci s’explique par le fait que le réservoir était presque vide et était rempli de vapeurs de kérosène chauffées à une température permettant leur explosion en présence d’une étincelle (autour de 40°C selon la pression). Ce réservoir était presque vide du fait que l’avion venait d’arriver d’Athènes, et le peu de kérosène restant avait été chauffé par les groupes de climatisation qui tournaient à plein régime, alors que les passagers avaient embarqué trop tôt dans un avion stationné au soleil et qui avait 1 h 30 de retard sur l’heure prévue du décollage depuis l’aéroport de JFK. Cette situation, bien que dangereuse, ne semble pourtant pas du tout exceptionnelle vu le nombre d’avions en circulation. Les vapeurs de kérosène ne peuvent heureusement exploser spontanément qu’à une température beaucoup plus élevée (autour de 300°C selon la pression). Malgré de multiples hypothèses et expériences, les experts n’ont pu déterminer avec certitude l’origine de l’étincelle qui aurait provoqué l’explosion de ces vapeurs : électricité statique fantôme, pompe défectueuse non repêchée dans l’océan, câbles de jauge mal isolés mais en basse tension ou câblage en mauvais état dans une des ailes. Déjà à Manille en 1990, un Boeing 737 avait explosé au sol dans des conditions apparemment similaires, sans que l’origine de l’étincelle ait pu être confirmée [TWA3].

Plusieurs appareils militaires en cours d’exercice évoluaient dans la zone et pouvaient être à l’origine du tir d’un plasma imitant un missile, tout particulièrement le P3C-Orion de l’escadron VP-26 de l’US Navy qui passait à ~5 km du Boeing au moment de l’accident. Cet avion militaire fut lui-même victime d’une défaillance électrique temporaire et son transpondeur était en panne, ce qui ne permettait pas de l’identifier sur les écrans radar [TWA8]. Il serait de ce point de vue intéressant d’examiner de très près l’histoire de cet appareil pour voir s’il aurait pu être équipé d’un canon à particules au moment des faits en 1996.

Si le vol TWA 800 fut bien l’objet d’une mise en scène ovni utilisant le stratagème que nous décrivons dans cette étude, il n’est pas exclu que la boule de plasma se soit approchée trop près des bouches de ventilation des réservoirs. Normalement, ces bouches de ventilation permettent uniquement l’entrée d’air vers les réservoirs mais un défaut de conception sur ce modèle de Boeing pouvait peut-être permettre à des vapeurs de kérosène de s’échapper lors des montées sous un angle prononcé [TWA2]. Cet appareil construit en 1971 étant très ancien, il n’était pas équipé du système pare-feu qui empêche la pénétration par ces systèmes de ventilation d’une flamme provenant de l’extérieur [TWA1].

Bien sûr, il ne s’agit ici que d’une hypothèse supplémentaire, mais celle-ci a le mérite de rendre compte des phénomènes lumineux qui ont été aperçus se dirigeant vers l’appareil, et surtout de la concomitance entre l’arrivée de ces phénomènes lumineux et l’explosion. A propos de ces lumières, le FBI (enquête criminelle) s’est d’abord réservé l’exclusivité des interrogatoires des témoins et a maintenu à l’écart le NTSB (enquête civile), puis ce dernier a été autorisé à lire des comptes rendus d’interrogatoire en novembre 1996 et enfin à conduire quelques interrogatoires en janvier 1997, mais toujours sous contrôle du FBI [TWA8]. En revanche, la CIA est rapidement intervenue dans cette enquête, ce qui est assez surprenant pour une agence qui n’est pas habilitée à opérer sur le territoire des Etats-Unis, au même titre que la DGSE ne l’est pas pour le territoire français. La CIA a fourni au FBI une synthèse de 244 témoignages lui permettant de conclure que les témoins avait pris les parties enflammées de l’avion pour des lumières évoluant autour de celui-ci, et qu’il ne pouvait être question d’un missile. Le FBI a pourtant reconnu que certains témoignages exclus de cette synthèse ne s’accordaient pas avec cette conclusion [TWA6]. Il avait lui-même évoqué la possibilité que les témoins aient observé un jet de carburant enflammé émanant de l’avion ou une pluie de météorites, sans avoir beaucoup plus convaincu. Un rapport du NTSB mentionne pourtant clairement qu’il existe une centaine de témoignages indiquant que la ou les lumières qui ont été vues se diriger vers l’avion s’étaient élevées de la surface de l’océan [TWA8]. Le NTSB ajoute que le FBI ne lui a transmis que des résumés des témoignages dont les affirmations sont des généralisations et qui sont " quasiment inutilisables " [TWA10]. Il semblerait que ces lumières fantômes imitant un missile tiré d’un navire ou d’un sous-marin embarrassent la CIA et par contagion le FBI. La CIA a d’ailleurs produit un film en images de synthèse pour décrire la chronologie de l’accident en insistant surtout sur l’origine de la méprise des témoins, et le NTSB a réagi à cela en produisant une autre reconstitution sensiblement différente [TWA7]. Plus incroyable encore, lors de l’audience publique qui se déroula dans la semaine du 8 décembre 1997, et qui permit au NTSB d’exposer l’avancement de l’enquête, toute discussion au sujet des témoignages visuels fut exclue à la demande expresse du FBI ! [TWA8].

Une autre hypothèse proposée par Elaine Scarry, professeur à Harvard, a fait son apparition en mars 1998 en vue d’expliquer l’accident. Cette hypothèse, qui s’appuie sur une étude de l’US Air Force conduite en 1988 par le colonel Quisenberry, indique que des conflits électromagnétiques occasionnés par différents équipements militaires ont parfois déclenché des explosions. C’est ainsi par exemple que lors des opérations menées par les Américains contre la Libye en 1986, 8 avions ont connu de sérieux problèmes d’interférences électromagnétiques, et l’un d’eux a même explosé [TWA9]. L’article d’Elaine Scarry a été salué par les experts en ce domaine tandis que le NTSB examinait cette hypothèse avec l’assistance du Joint Spectrum Center et de la Nasa sans toutefois parvenir à une conclusion convaincante.

Nous trouvons là une autre possibilité d’expliquer l’explosion de l’appareil au moment même où une boule de plasma se serait approchée de celui-ci. On se souvient en effet que les concentrations locales de charges électriques positives ou négatives dans le plasma créent des champs électriques ainsi que des champs magnétiques induits [PB99 p. 13]. Ces champs magnétiques, possiblement pulsés puisque issus d’une projection de plasma pulsée, auraient pu à leur tour induire des courants électriques dans les parties métalliques de l’avion et provoquer de ce fait l’étincelle fatidique. Mais ces courants électriques auraient pu tout aussi bien être générés par un rayonnement de micro-ondes émanant du plasma.

Le 17 mars 1997 s’est produit un événement surprenant plaidant en faveur de notre hypothèse qui, nous l’admettons volontiers, semblait pourtant a priori difficilement concevable : à 19h15 ce jour-là, quatre équipages d’avions civils des compagnies Delta Airlines, Northwest Airlines et US Airways observèrent dans le ciel de New York un objet très brillant évoquant un missile et son panache de fumée montant à plus de 9 000 m d’altitude, tandis qu’à 19h17, le sous-marin nucléaire " USS West Virginia " tirait effectivement un missile d’essais Trident II au large de la Floride, soit 1 800 km plus au sud. On a alors pu supposer que c’est ce missile qu’avaient aperçu les avions civils, sans toutefois s’expliquer ce phénomène, avant de se rabattre sur les explications habituelles : météorite ou reflet du soleil, mal interprété par des gens trop sensibilisés à l’hypothèse du missile ayant abattu le Boeing de la TWA [TWA4 et TWA5]. Cela évoque une situation qui nous est familière sur plusieurs points :

Des témoins fiables et compétents observent une lumière dans le ciel. Celle-ci n’est expliquée officiellement par le directeur du bureau new-yorkais du FBI, James Kallstrom, que par des suppositions gratuites : météorite, reflet… en dénigrant ces témoins trop " sensibilisés ".
 

Cette lumière imite un missile pourtant invisible au radar, tout comme les ovnis de la vague de 1946 imitaient des fusées soviétiques.
 

Au même moment, un missile est réellement tiré mais à 1 800 km de là, ce qui évoque le pré-debunking habituel de la simultanéité d’une observation d’ovni avec une rentrée atmosphérique de satellite.
 

Qui donc mieux que l’armée pouvait savoir à l’avance qu’un missile de test de l’US Navy allait être tiré au large de la Floride à cet instant précis, voire 2 minutes plus tard ?

Il est difficile d’attribuer au hasard cette double coïncidence spatio-temporelle alors qu’un " missile " est aperçu sur le site du crash du vol TWA 800 au moment précis où un autre missile est tiré par l’US Navy, et on peut s’interroger sur le mobile que dissimule cette mise en scène. L’armée américaine a-t-elle voulu démontrer que les lumières aperçues près du Boeing de la TWA le 17 juillet 1996 pouvaient n’avoir été qu’un artefact ?

Cinq mois plus tard, le 9 août 1997, le pilote et le co-pilote du vol Swissair 127 observent à ~7 000 m d’altitude au large de Long Island un objet lumineux blanc qui frôle à grande vitesse leur appareil à moins de 100 m de distance et sans bruit. Deux autres avions qui circulaient à proximité n’ont rien vu. Nous retrouvons à nouveau quelques éléments familiers :

Deux pilotes observent une lumière fonçant vers leur appareil. L’enquête de la FAA (Federal Aviation Administration) conclut à l’observation d’un ballon météorologique ce qui évoque le debunking habituel visant à ridiculiser les témoins. En retour, le pilote commentera : " [c’est] une affirmation ridicule de la FAA ".
 

Une fois encore, cette lumière imite un missile invisible au radar.
 

L’apparition n’est visible que par ceux à qui elle est destinée et elle s’évanouit aussitôt.

Mais pourquoi l’armée américaine voudrait-elle faire apparaître de " faux missiles " au large de Long Island alors que cela risque d’appuyer la thèse du missile pour le crash du vol TWA 800 ? Avant de poursuivre plus avant, il nous semble utile de reprendre pas à pas la trame de notre raisonnement :

  1. Le 17 juillet 1996, une centaine de témoins voient une ou plusieurs lumières s’élever de la surface de l’océan vers le Boeing de la TWA juste avant son explosion. Ces lumières ne peuvent être un ou plusieurs missiles puisqu’on ne reconnaît aucune trace d’explosif ou d’impact de missiles sur la carlingue (même si ce point est contesté). La CIA puis le FBI cherchent pourtant à écarter ces témoignages.
     

  2. L’explosion de l’avion est indubitablement corrélée dans le temps et dans l’espace à l’arrivée de ces lumières, ce qui ne peut être une simple coïncidence.
     

  3. La double coïncidence spatio-temporelle du 17 mars 1997, alors qu’un " missile " est aperçu sur le site du crash du vol TWA 800 au moment précis où un autre missile est tiré par l’US Navy, 1 800 km plus au sud, ainsi que l’observation d’un " faux missile " par le vol Swissair 127 le 9 août 1997 pourraient confirmer que l’armée est bien à l’origine de ces lumières qui auraient été produites selon le processus habituel. Il s’agirait donc d’une boule de plasma lumineux.
     

  4. Au moment de l’accident, un avion de l’US Navy volait à proximité du Boeing de la TWA et pouvait être la source du tir de la boule de plasma.
     

  5. Pour provoquer l’explosion, la boule de plasma a pu entrer en contact avec des vapeurs de kérosène s’échappant par les bouches de ventilation des réservoirs, ou les champ magnétiques engendrés ont pu induire un courant électrique dans les parties métalliques de l’avion et provoquer une étincelle.

Cependant, les événements du 11 septembre 2001 sont depuis venus démontrer de façon dramatique la détermination et le potentiel destructeur des extrémistes islamistes, ce qui a redonné de la crédibilité à la thèse du missile terroriste dans l’affaire du vol TWA 800. On se souvient que les Etats-Unis avaient soutenu les Afghans dans leur lutte contre les Soviétiques en leur fournissant à l’époque des missiles Stinger. Or selon certains experts militaires, ces missiles portables, dont on a perdu pour partie la trace, sont capables d’abattre un avion jusqu'à 4 500 m d’altitude même s’il s’agit alors de l’altitude limite. On comprend ainsi la volonté de l’armée américaine de faire apparaître au large de Long Island de " faux missiles " facilement contestables afin de décrédibiliser les témoignages d’observation de vrais missiles sur ce site semble-t-il à risque. Outre ceux du 17 juillet 1996 pour le vol TWA 800, on recense en effet un certain nombre de ces témoignages, notamment ceux du 17 novembre 1995 rapportés par les vols Lufthansa 405 et British Airways 226, et celui du 16 novembre 1996 rapporté par le vol Pakistan International Airlines 712, la trajectoire observée montant cette fois un peu haut (~4 800 m) pour correspondre à celle d’un missile Stinger.

Depuis le crash du vol TWA 800, deux autres drames similaires se sont produits dans la même région, ce qui tend à démontrer qu’il s’agit d’un problème local qui affecte les appareils aériens. Le vol Swissair 111 et le vol EgyptAir 990 se sont eux aussi abîmés en mer peu après leur décollage de New York, respectivement le 2 septembre 1998 et le 31 octobre 1999, ne laissant aucun survivant. Dans les numéros de septembre et octobre 2000 de la " New York Review of Books ", Elaine Scarry approfondie la thèse d’une interférence électromagnétique de source militaire à l’origine de ces crashs. Elle note plusieurs points communs entre les accidents du vol TWA 800 et du vol Swissair 111 :

Départ du même aéroport (JFK).
 

Décollage le même jour de la semaine à la même heure : un mercredi à 20h19. Une très improbable coïncidence.
 

Même itinéraire utilisé pour contourner les zones militaires alentour en période d’exercice de grande ampleur impliquant des navires et des avions P3-Orion de l’US Navy.
 

Première défaillance radio à peu près au même endroit, une douzaine de minutes après le décollage.
 

La cause précise de l’accident demeure inconnue après plusieurs années d’enquête mais son origine électrique est confirmée (la cabine de pilotage du McDonnell-Douglas MD-11 de Swissair a pris feu).
 

L’enquête présente des " anomalies " : l’interruption des communications durant 13 minutes entre les contrôleurs aériens et le vol Swissair peu après son décollage est minimisée devant la presse alors qu’il s’agit d’un problème majeur, de façon à laisser croire que ce crash ne concerne que le Canada puisque l’avion s’est écrasé au large de Halifax en Nouvelle-Ecosse.

Concernant le vol EgyptAir 990, Elaine Scarry note :

Départ du même aéroport.
 

Itinéraire traversant les zones militaires alentour en l’absence d’exercice officiel (l’avion s’est abîmé dans la zone militaire W-105).
 

La cause précise de l’accident demeure toujours inconnue mais elle pourrait être d’origine électrique (l’appareil aurait plongé vers la mer suite à un dysfonctionnement du gouvernail de profondeur).
 

L’enquête favorise indûment devant la presse qui s’en fait largement l’écho la thèse d’une hypothétique volonté de suicide du copilote qui aurait précipité volontairement son avion dans la mer (sic), une façon de rejeter la responsabilité de l’accident vers l’Egypte.

L’accumulation de ces catastrophes aériennes, auxquelles il faut désormais ajouter celle du vol American Airlines 587 qui s’est écrasé sur New York le 12 novembre 2001, peu après l’attentat du 11 septembre, favorise aujourd’hui pour ces 4 accidents non véritablement élucidés la thèse de l’attentat terroriste, que ce soit par le tir de missiles, par l’explosion d’une bombe ou à la suite d’un sabotage. Et on comprend aisément que le gouvernement américain souhaite dissimuler chaque fois qu’il est possible une origine terroriste qui soulignerait son incompétence et dont la révélation pourrait entraîner des retombées économiques et politiques désastreuses.

Pour conclure, on peut légitimement se demander qui souhaiterait que soit révélée la véritable cause de l’explosion du Boeing de la TWA :

L’opinion publique et la presse : oui dans l’ensemble.
 

Les familles des victimes et leurs avocats : oui pour la recherche de la vérité, non car les indemnités seraient bien moindres que si Boeing ou la TWA étaient condamnés.
 

La TWA, Boeing et leurs assureurs : oui pour être innocentés et ne pas avoir à verser des indemnités aux victimes et, pour Boeing, pour ne pas avoir à modifier ses avions.
 

L’armée, la CIA, le FBI, le NTSB, la FAA : non pour raison d’Etat.

Il faut noter que Long Island est depuis le début des années 80 le siège d’une activité ovni importante, des milliers d’apparitions ayant été signalées dans la région ainsi que des traces circulaires au sol, des mutilations animales, des " enlèvements extraterrestres " et le survol inquiétant d’hélicoptères militaires de type Bell UH-1H ou Sikorsky. Le 28 septembre 1989 tout particulièrement, une mise en scène complexe attestée par de nombreux témoins oculaires avait simulé l’interception d’un ovni par des hélicoptères de l’US Air Force à proximité du lieu où devait exploser le Boeing de la TWA en 1996. Cet ovni avait été prétendument " abattu " par une arme issue des recherches de l’IDS (Initiative de Défense Stratégique). D’après des témoignages d’origine militaire, aussi anonymes qu’extrêmement suspects, l’ovni fut récupéré afin d’exploiter sa technologie. Nous passons sur les détails habituels de ce genre d’intoxication : bases souterraines de stockage des ovnis accidentés où des ingénieurs militaires les étudient en s’extasiant sur leur technologie antigravitationnelle, pacte secret rompu avec les méchants " petits-gris ", nombreux soldats américains tués lors du " combat ", cadavres d’extraterrestres récupérés, etc [cf UM96]. On le voit, dans un tel contexte il n’était pas déraisonnable d’envisager que c'était bien un " ovni " qui avait été observé le 17 juillet 1996.

On est même tenté de faire le rapprochement entre le crash du vol TWA 800 et l’arrestation un mois auparavant de John Ford, fondateur du Long Island UFO Network, qui ne cessait d’accuser la police du comté d’avoir camouflé plusieurs crashs d’ovnis à Long Island, dont celui de 1989 que nous venons d’évoquer. John Ford, qui était sur écoute téléphonique et surveillé par un informateur infiltré, fut arrêté pour avoir eu l’intention d’assassiner plusieurs responsables politiques locaux en introduisant du radium dans leur voiture, leur nourriture et leur dentifrice (!), sujet dont il venait de rire bruyamment avec l’informateur (il promettait aussi de tuer " le – juron – président Clinton " mais cette charge ne fut pas retenue contre lui !). La police trouva effectivement du radium à l’arrière de son pick-up garé devant chez lui. Il fut immédiatement incarcéré, ne pouvant verser la caution astronomique de 500 000 dollars exigée pour sa libération. La presse locale se fit largement l’écho de cette affaire, véritable coup monté soutenu par James Catterson, le District Attorney du Suffolk. Le radium produisant une irradiation lente de l’organisme avant de parvenir à provoquer un cancer, il est probable qu’il aurait fallu à John Ford contaminer pendant près de 40 ans de nombreux tubes de dentifrices avant de parvenir à ses fins. Il risque pourtant un minimum de 25 ans de prison ferme, ce qui ne lui permet pas d’apprécier la plaisanterie [cf MUJ96, MUJ97 et LDLN N° 342 p. 44, N° 343 p. 44 et N° 344 p. 44].

Ce motif d’inculpation grotesque évoque donc immédiatement la technique du debunking : personne ne peut croire à cette absurde intention d’assassinat, ce qui implique que John Ford est victime d’une machination pour le faire taire et donc qu’il dit vrai quand il dit que des ovnis se sont écrasés à Long Island et que la police a camouflé les crashs. Donc les extraterrestres existent bien, ils survolent Long Island, et ce sont de mauvais pilotes (!). En extrapolant un peu, on peut aujourd’hui en déduire que c’est une soucoupe volante qui est entrée en collision avec le vol TWA 800, et le tour est joué : une certaine partie de l’opinion publique s’explique ainsi pourquoi la CIA a voulu étouffer les témoignages au sujet du ou des ovnis lumineux fonçant vers l’avion, puisqu’elle ne peut se permettre de reconnaître officiellement l’existence des extraterrestres de peur de paniquer les populations. Rappelons que le 10 octobre 1938, Orson Welles alors âgé de 23 ans avait provoqué une panique aux Etats-Unis après avoir annoncé à la radio un débarquement de Martiens. C’est cet événement qui sert d’argument aux ufologues partisans de l’hypothèse extraterrestre (HET) pour justifier que les gouvernements ne peuvent reconnaître officiellement l’existence des extraterrestres.

Plus prosaïquement selon certains, John Ford aurait accumulé des éléments compromettant concernant un des responsables politiques qu’on l’accuse d’avoir voulu assassiner. Ce dernier aurait alors organisé son arrestation pour le réduire au silence.

  
                 

Cet ouvrage est interactif. Si vous souhaitez y faire apporter une correction
ou des précisions,
vous pouvez contacter l'auteur

Précédente Accueil     Remonter  Suivante